|
|
|
Social: |
| |
| Dernier article: |
date: 28-04-2008 à 13:31
|
Actualités - inflation et colère agricole ont raison du ministre de l´Economie
:
L´inflation et la crise des agriculteurs en Argentine ont coûté sa place au ministre de l´Economie Martin Lousteau, remplacé vendredi par un proche de la présidente Cristina Kirchner.
"La présidente argentine a réclamé la démission de M. Lousteau au nom de différends sur la mise en oeuvre de la politique économique", a déclaré vendredi à l´AFP une source du gouvernement.
Martin Lousteau, 36 ans, avait été nommé à ce poste à la suite de l´élection de Mme Kirchner à la présidence, le 10 décembre dernier, où elle a succédé à son mari Nestor, président depuis 2003.
Le patron de la direction des impôts Carlos Fernandez a été désigné pour le remplacer et prendra ses fonctions dès vendredi, a annoncé l´agence de presse officielle argentine Telam.
Secrétaire de l´Administration fédérale des revenus publics (AFIP), M. Fernandez, présenté comme un expert en finances publiques, fut l´un des proches conseillers de M. Kirchner durant son mandat.
"C´est la personne qui garantira le cap", a déclaré le chef du cabinet présidentiel Alberto Fernandez à la radio América, soulignant que le gouvernement ne partageait pas l´"analyse sur l´économie" du ministre sortant qui prônait un plan antiinflationniste de réduction des dépenses.
Le futur ministre a lui même admis que sa "nomination de devrait rien changer" en matière économique, lors d´un point presse improvisé devant la porte de son domicile.
Ce remaniement apparaît comme une nouvelle reprise en main des rênes par le couple présidentiel, issu du mouvement péroniste, qui aura épuisé au total quatre ministres de l´Economie depuis son accession aux affaires.
Vendredi, les grands quotidiens argentins soulignaient que le dossier de l´inflation avait causé la perte de M. Lousteau.
"La démission a eu lieu après la présentation d´un plan antiinflationniste rejeté par la présidente", affirme La Nacion, tandis que Clarin attribue son renvoi aux "divergences sur la façon de lutter contre l´inflation".
Le départ du ministre intervient alors qu´un violent conflit a opposé le gouvernement à des milliers d´agriculteurs qui protestent contre une hausse d´impôts sur les exportations et une inflation croissante.
Suspendu au début du mois après 21 jours de grève, ce mouvement de colère, l´un des plus durs dans l´histoire de l´Argentine, avait entamé la crédibilité du gouvernement.
Malgré les blocages routiers, qui avaient provoqué des difficultés de ravitaillement entaînant pénuries et hausses des prix, ce conflit avait reçu un soutien populaire non négligeable, à l´image des manifestations dans plusieurs villes du pays.
Mais la démission du ministre, tenu éloigné des négociations avec les agriculteurs, sonne surtout comme un désaveu face à ses craintes d´une surchauffe de l´économie, la présidente argentine refusant de prendre le risque d´interrompre une croissance cumulée de 45% en cinq ans.
M. Lousteau avait notamment proposé une augmentation des prix du gaz et de l´électricité sauf pour les secteurs populaires, ainsi qu´un plan de réduction des dépenses, dont le gouvernement de centre-gauche ne voulait pas entendre parler.
Nestor Kirchner avait implicitement critiqué l´action du ministre cette semaine, en fustigeant les partisans d´un "refroidissement de l´économie". "S´ils refroidissent l´économie, les Argentins ne consomment pas", avait lancé l´ancien président, considéré comme le véritable inspirateur du gouvernement.
Selon les experts, l´inflation a atteint 25% en un an en Argentine. Un chiffre nié par le gouvernement qui estime que cette inflation ne dépasse pas les 10%.
Ces chiffres officiels, récemment publiés par l´Institut national des statistiques (INDEC), avaient soulevé la polémique auprès des associations de consommateurs, inquiets de la perte de leur pouvoir d´achat. |
|
Actualités: |
date: 28-04-2008 à 13:31
|
inflation et colère agricole ont raison du ministre de l´Economie
:
L´inflation et la crise des agriculteurs en Argentine ont coûté sa place au ministre de l´Economie Martin Lousteau, remplacé vendredi par un proche de la présidente Cristina Kirchner.
"La présidente argentine a réclamé la démission de M. Lousteau au nom de différends sur la mise en oeuvre de la politique économique", a déclaré vendredi à l´AFP une source du gouvernement.
Martin Lousteau, 36 ans, avait été nommé à ce poste à la suite de l´élection de Mme Kirchner à la présidence, le 10 décembre dernier, où elle a succédé à son mari Nestor, président depuis 2003.
Le patron de la direction des impôts Carlos Fernandez a été désigné pour le remplacer et prendra ses fonctions dès vendredi, a annoncé l´agence de presse officielle argentine Telam.
Secrétaire de l´Administration fédérale des revenus publics (AFIP), M. Fernandez, présenté comme un expert en finances publiques, fut l´un des proches conseillers de M. Kirchner durant son mandat.
"C´est la personne qui garantira le cap", a déclaré le chef du cabinet présidentiel Alberto Fernandez à la radio América, soulignant que le gouvernement ne partageait pas l´"analyse sur l´économie" du ministre sortant qui prônait un plan antiinflationniste de réduction des dépenses.
Le futur ministre a lui même admis que sa "nomination de devrait rien changer" en matière économique, lors d´un point presse improvisé devant la porte de son domicile.
Ce remaniement apparaît comme une nouvelle reprise en main des rênes par le couple présidentiel, issu du mouvement péroniste, qui aura épuisé au total quatre ministres de l´Economie depuis son accession aux affaires.
Vendredi, les grands quotidiens argentins soulignaient que le dossier de l´inflation avait causé la perte de M. Lousteau.
"La démission a eu lieu après la présentation d´un plan antiinflationniste rejeté par la présidente", affirme La Nacion, tandis que Clarin attribue son renvoi aux "divergences sur la façon de lutter contre l´inflation".
Le départ du ministre intervient alors qu´un violent conflit a opposé le gouvernement à des milliers d´agriculteurs qui protestent contre une hausse d´impôts sur les exportations et une inflation croissante.
Suspendu au début du mois après 21 jours de grève, ce mouvement de colère, l´un des plus durs dans l´histoire de l´Argentine, avait entamé la crédibilité du gouvernement.
Malgré les blocages routiers, qui avaient provoqué des difficultés de ravitaillement entaînant pénuries et hausses des prix, ce conflit avait reçu un soutien populaire non négligeable, à l´image des manifestations dans plusieurs villes du pays.
Mais la démission du ministre, tenu éloigné des négociations avec les agriculteurs, sonne surtout comme un désaveu face à ses craintes d´une surchauffe de l´économie, la présidente argentine refusant de prendre le risque d´interrompre une croissance cumulée de 45% en cinq ans.
M. Lousteau avait notamment proposé une augmentation des prix du gaz et de l´électricité sauf pour les secteurs populaires, ainsi qu´un plan de réduction des dépenses, dont le gouvernement de centre-gauche ne voulait pas entendre parler.
Nestor Kirchner avait implicitement critiqué l´action du ministre cette semaine, en fustigeant les partisans d´un "refroidissement de l´économie". "S´ils refroidissent l´économie, les Argentins ne consomment pas", avait lancé l´ancien président, considéré comme le véritable inspirateur du gouvernement.
Selon les experts, l´inflation a atteint 25% en un an en Argentine. Un chiffre nié par le gouvernement qui estime que cette inflation ne dépasse pas les 10%.
Ces chiffres officiels, récemment publiés par l´Institut national des statistiques (INDEC), avaient soulevé la polémique auprès des associations de consommateurs, inquiets de la perte de leur pouvoir d´achat. |
|
Chronique: |
date: 22-11-2007 à 15:54
|
A vendre, ville de 800 habitants !
:
Olivares de San Nicolas est une petite ville de la province de Córdoba dans le nord de l´Argentine qu´un juge a décidé de mettre presque entièrement aux enchères le 18 décembre prochain. C´est le quotidien espagnol El País qui raconte cette histoire. En fait, la mise en vente est l´aboutissement d´un long processus judiciaire entamé entre une banque(BBVA, connu sous le nom de Banco Frances en Argentine) et une entreprise agricole du coin. Cette dernière avait garanti un prêt sur 2 216 hectares de terres entourant la petite ville.
Le problème est que sur ces 2 216 hectares, 20 avaient été donnés par l´entreprise à Olivares de San Nicolas : des terrains sur lesquels la petite ville a fait construire 70 maisons (abritant 500 habitants), l´église, mais aussi un terrain de foot, le commissariat et même le dispensaire local – des terrains qui, même donnés, seront tout de même mis en vente. |
| Divers: |
date: 27-02-2007 à 20:43
|
Efforts d´unité des Eglises latino-américaines
:
Une réaction aux dictatures, l´oecuménisme
Buenos Aires, 27 février 2007 (Apic) Les efforts visant à atteindre l´unité des chrétiens en Argentine sont inextricablement liés au rôle solidaire des Eglises et de certains de leurs membres, en réaction aux récentes dictatures militaires d´Amérique latine. Une enquête tend à le démontrer.
Présentée lors du plus grand rassemblement d´Eglises de la région, l´Assemblée du Conseil des Eglises d´Amérique latine (CLAI), qui a eu lieu du 19 au 25 février, une enquête indique qu´au Chili, par exemple \"dès le coup d´Etat militaire de septembre 1973, les Eglises liées au Conseil oecuménique des Eglises (COE) ont commencé à s´organiser en entités et en groupes oecuméniques, en solidarité avec les persécutés et les victimes\".
Tandis que l´avènement de la démocratie en Argentine au début des années 80 s´est accompagné d´une explosion de nouvelles Eglises évangéliques. Et cela plutôt que d´une croissance des églises traditionnelles protestantes de l´Eglise catholique romaine.
Les résultats de cette enquête, \"Réalité et perspectives du mouvement oecuménique en Amérique latine\", montrent que le mouvement oecuménique en Argentine est indissociable du rôle joué par les Eglises et les fidèles sous les dernières dictatures militaires que l´Amérique latine a connues, notamment celles qui ont fait subir au pays les pires violations des droits de la personne (de 1976 à 1983).
Le mouvement oecuménique chilien sauve des vies
Les chercheurs ont mis l´accent sur l´Argentine, le Brésil, le Nicaragua et le Pérou, en tant que \"pays représentatifs du continent\". Le rapport a été préparé pour l´Assemblée du CLAI, qui se réunit tous les six ans. Les recherches ont été réalisées en 2006. Divers responsables d´Eglises et d´institutions religieuses ont été interrogés.
\"Au Chili, dès février 1976, le Mouvement oecuménique pour les droits de l´homme fut créé et son travail eut pour résultat de \"sauver des vies, garder le contact avec les prisonniers politiques et aider les personnes expulsées par la junte au pouvoir à quitter le pays \".
En Argentine, la démocratie attire les prédicateurs médiatiques
En 1978, en Argentine, diverses Eglises et organisations liées à celles-ci se sont ralliées au Conseil des Eglises d´Amérique latine, tout juste formé.
Pourtant, lorsque la démocratie fut rétablie, en 1983, l´Argentine connut une poussée de \"prédicateurs médiatiques\" locaux, issus des mouvements évangélique et pentecôtiste. \"Ils ont commencé à prêcher l´Evangile en des lieux jamais atteints auparavant par le protestantisme historique ou les Eglise évangéliques institutionnelles.\" Le rapport note que \"cette diffusion de masse de la parole de Dieu a commencé dans les quartiers les plus pauvres des villes, où les prédications et les cultes avaient lieu dans de petite chapelles et de vieux cinémas.\"
La grave crise sociale, politique et
économique marquée par l´hyperinflation, qui a commencé en 1989, a entraîné une augmentation de la pauvreté, souligne le rapport. Par ailleurs, la crise économique de 2001 a donné aux Eglises protestantes et aux agences oecuméniques \"de nouvelles forces pour lutter en faveur des droits sociaux, politiques et économiques de la population\". (apic/eni/vb) |
Toutes les dépêches
|
|