|
L´Argentine ou le retour de la crise
date: 04-01-2007 à 21:43
interieur
Les élections approchent en Argentine, et pourtant, aucun changement, aucun programme intéressant n´a été annoncé par les partis ou leurs leaders. L´atmosphère devient pesante en Argentine; la bureaucratie et la corruption politique mine la confiance.
Il y a une semaine lors d´une discussion avec un photographe travaillant pour le gouvernement d´Entre Rios, nous avions appris, sans réelle surprise que le service de campagne électoral l´obligeait à facturer ses services au double du prix, lui rétribuant pourtant pas un centime de plus. Le but étant bien entendu de créer des dépenses fictives afin de détourner l´argent des contribuables. De plus, ce n´est qu´une goutte dans la vaste corruption politique dans laquelle baigne l´Argentine. Autre fait étonnant: imaginez Arlette Laguillet en déjeuner au Carlton. Et bien c´est un peu à ça que nous avons assisté: Le député radical Fabian Rogel mangeant tranquillement dans le seul restaurant gastronomique de Paraná, aux alentours de 22h, alors que 2 heures plutôt il faisait un long discours sur le niveau de vie bien trop faible pour la masse populaire, berceau de son électorat...
Encore plus marquant la remarque de notre banquier du citibank qui nous explique simplement que les lois font tout pour que les gens travaillent au noir. Et cela dans le but d´entretenir la corruption. En effet, si tout est irreprochable, le controleur ne peut rien dire, et ne peut donc pas inciter à la corruption. Ce qui n´est pas le cas en général. La plupart des commerces ne sont pas déclarés, mais payent au su de tous une <> (pot de vins), afin de ne pas avoir de problème avec l´administration fiscale. Après quoi notre banquier dit en riant: Bienvenido a Argentina...
Enfin, les politiques n´arrêtent pas de mettre le doigt sur le problème majeur de l´Argentine qui est, selon eux, le manque d´investissement. Pourtant elle ne fait rien pour alléger ou au moins rénover ou simplifier leur système fiscal trop lourd et trop compliqué. De même pour ce qui est des actes administratifs, la lenteur de l´administration est à faire palir de jalousie le plus lent des escargots. Comment peut-on vouloir investir en Argentine quand on sait qu´on ne pourra pas rappatrier ses capitaux, que le taux de TVA est de 21%, quand la somme des impôts directs cumulés s´élèvent à 57%. En effet, l´IVA est de 21%, auquel s´ajoute la DGR de 5%, puis l´impôt municipal de 2%. Enfin, on ajoute les frais bancaires: 1,2% d´impôt, et 3% de comission sur les opérations sur carte. Puis après, l´impôts sur les bénéfices est de nouveau de 30%.
Bonne année, bienvenu en Argentine...
|