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Rafael Correa soutient activement les travaux en cours de la commission d’audit de la dette équatorienne
date: 11-03-2008 à 03:55
international
La commission d’audit intégral de la dette publique interne et externe (CAIC) a tenu une longue session de travail en février 2008. Pendant 2 semaines, du 10 au 23 février, 10 membres équatoriens |1| et les 6 membres étrangers |2| de la CAIC ont travaillé d’arrache-pied pour avancer dans le travail d’audit. Le programme de travail s’est déroulé de la manière suivante : trois jours de réunion de 5 sous-commissions (dettes bilatérales, dettes multilatérales, dettes commerciales externes, dettes commerciales internes, aspects juridiques), trois jours de réunion plénière, deux jours de visite de terrain, une journée de réunion avec Ricardo Patino (ministre de la coordination politique et président de la CAIC), une demi-journée de présentation des résultats provisoires de l’audit au président Rafael Correa en présence de trois ministres (Ricardo Patino, Fausto Ortiz - ministre des finances, Washington Pesantes - ministre de la justice), une journée bien remplie à l’assemblée constituante et enfin une ultime journée de réunion plénière de la commission pour déterminer la suite du travail à réaliser jusqu’en juillet 2008.
Sept ou huit membres équatoriens de la commission travaillent soit à plein temps, soit à mi-temps depuis des mois. Depuis décembre 2007, ils sont épaulés par une dizaine d’experts financiers et quelques employés administratifs. Plusieurs membres étrangers ont également fourni un travail impressionnant pendant plusieurs semaines, en Equateur ou dans leur pays respectif. Des milliers de pages de documents relatifs aux contrats d’endettement ont été soigneusement analysés de différents points de vue : juridique, économique, social, environnemental et politique. Des dizaines d’interviews ont été réalisées. Beaucoup d’efforts et de ténacité ont été nécessaires pour obtenir que certaines institutions de l’Etat ouvrent entièrement leurs archives en matière de dette. Une partie des résistances provient de la volonté de certains anciens responsables de l’endettement de faire obstacle aux travaux de la commission. En effet, à plusieurs endroits de l’appareil d’Etat, parmi les fonctionnaires de carrière, sont toujours présents des individus qui ont une responsabilité dans l’endettement illégitime des décennies antérieures. Ceux-ci n’ont pas envie que leurs turpitudes soient découvertes. Heureusement, des postes clés de l’administration sont occupés par des personnes qui veulent que toute la lumière soit faite. Et ce qui est déterminant, c’est la volonté du président de la République de voir aboutir les recherches de la commission. Grâce à la conjonction de cette détermination du président, de celle du ministre président de la commission et la perspicacité des membres de la commission, on arrive à des résultats particulièrement encourageants.
Séance de travail avec Rafael Correa
Mercredi 20 février, le président Rafael Correa a reçu longuement la CAIC au palais présidentiel à Quito. Cette rencontre a été extrêmement positive. Pourtant le contexte n’était pas très propice : depuis 15 jours, des pluies diluviennes s’abattaient sur la plupart des régions de l’Equateur. La veille de notre rencontre, la catastrophe naturelle a pris des proportions encore plus graves que précédemment. Et le 20 février à 6h du matin, Rafael Correa a réuni différents ministres et le chef de l’armée pour faire le point de la situation. Il a émis un décret ordonnant à l’armée de venir en aide à la population, notamment en lui donnant la possibilité d’intervenir dans les grandes plantations de bananes dont les propriétaires ont construit des murs qui empêchent l’évacuation des eaux. En conséquence de ce cas de force majeure, notre réunion avec Rafael Correa a débuté avec deux heures plus tard. Malgré cela, Rafael Correa a exprimé beaucoup d’intérêt à l’égard des travaux de la CAIC. La réunion s’est déroulée en deux parties et a duré près de 3 heures. Pour la deuxième partie, Rafael Correa a décidé de convoquer séance tenante le ministre de la justice et le conseiller juridique de la présidence. Rafael Correa a exprimé qu’
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