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date: 28-04-2008 à 13:44
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Economie Argentine - Ce dont on ne parle pas en Argentine.
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Agriculture ? Ce dont on ne parle pas en Argentine.
Par Mocase-Vía Campesina *
Página 12 . Buenos Aires, le 25 avril 2008.
En Argentine vivent 280.000 familles nombreuses issues de 22 peuples indigènes, et 220.000 familles paysannes, soit au moins 1.5 million de personnes. Elles ne produisent pas du soja ni ne sont dans l’agrobusiness, elles sèment des denrées et élèvent des animaux pour l’autoconsommation et ont une relation spéciale avec la terre : elles ne la considèrent pas comme un moyen de faire des affaires, mais se considèrent comme faisant partie d’elle, de leur culture, leur histoire et comme un bien commun des prochaines générations.
Ces deux acteurs centraux, peuples originaires et paysannerie, ont systématiquement été exclus du débat du mois dernier, où les quatre organismes les plus traditionnels et conservateurs de l’agriculture argentine ont mené une grève patronale inédite dans le pays.
La Société Rurale (MME), les Confédérations Rurales (CRA), la Confédération Intercoopérative Agricole (Coninagro) et la Fédération Agricole (FAA) se sont mobilisées et ont cessé d’approvisionner en biens alimentaires les grandes villes avec un principal objectif : l’augmentation de leur rentabilité, bénis par le prix international du soja. Les agriculteurs, qu’ils soient grands ou petits, n’ont à aucun moment couru le moindre danger de pertes économiques, mais en effet (après une mesure fiscale de l’État) ils ont été sur le point de gagner moins d’argent que prévu.
Pendant des semaines de manifestations et de joutes verbales sur des tons variés, les organismes traditionnels et le Gouvernement ont fait silence sur les sujets suivants :
Affaires : Sur le marché de l’agrobusiness mondial, l’Argentine est vu comme un élève modèle. En 1997, en Argentine on a récolté onze millions de tonnes de soja transgénique et on a utilisé six millions d’hectares. Dix ans plus tard, en 2007, la récolte a atteint 47 millions de tonnes, en comprenant 16.6 millions d’hectares. L’Argentine est le troisième exportateur mondial de grain de soja (après les Etats-Unis et le Brésil) et le premier d’huile. Les exportations de soja et de ses dérivés, en 2007, se sont élevées à 11 milliards de dollars. L’Argentine ne produit déjà plus de denrées alimentaires et dans le pays on ne mange pas du soja. La demande provient d’Europe et de Chine, où elle est utilisée pour l’alimentation animale.
Déplacements : Le modèle d’agrobusiness basé sur le soja transgénique a délogé, durant les dernières dix années, 300.000 familles de paysans et indigènes, qui ont eu comme destin les quartiers appauvris des grandes villes.
Déforestation : En seulement quatre ans, et à cause de l’avancée des cultures du soja, 1.108.669 des hectares de forêts premières ont disparu, 277.000 hectares par an, ce qui équivalent à 760 par jour, 32 hectares à l’heure.
Concentration : Le modèle agricole actuel, basé sur l’exportation et la production intensive, génère une plus grande concentration. Le dernier recensement agricole le confirme : dix pour cent des « exploitations agricoles » les plus grandes concentrent 78% des terres, tandis que 60% des propriétés les plus petites occupent à peine cinq pour cent de la surface cultivable du pays.
Chômage : Mille hectares de soja peuvent être travaillés par seulement quatre personnes. Une exploitation laitière avec cette surface requiert, au minimum, vingt personnes. Si cette portion de terre était entre les mains de familles paysannes indigènes, cela donnerait du travail à 350 personnes.
Santé : Les campagnes argentines ont été arrosés la dernière année de 165 millions de litres de glyphosate, un herbicide toxique dénoncé pour causer des malformations aux nouveaux nés, des avortements spontanés, des cancers et la mort. Les accusations se tournent vers le plus grand semencier du monde : Monsanto.
Entreprises : Les entreprises qui ont la plus grande rentabilité de la filière soja (exportatrices et fournisseurs de |
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Economie Internationale: |
date: 11-03-2008 à 03:55
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Rafael Correa soutient activement les travaux en cours de la commission d’audit de la dette équatorienne
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La commission d’audit intégral de la dette publique interne et externe (CAIC) a tenu une longue session de travail en février 2008. Pendant 2 semaines, du 10 au 23 février, 10 membres équatoriens |1| et les 6 membres étrangers |2| de la CAIC ont travaillé d’arrache-pied pour avancer dans le travail d’audit. Le programme de travail s’est déroulé de la manière suivante : trois jours de réunion de 5 sous-commissions (dettes bilatérales, dettes multilatérales, dettes commerciales externes, dettes commerciales internes, aspects juridiques), trois jours de réunion plénière, deux jours de visite de terrain, une journée de réunion avec Ricardo Patino (ministre de la coordination politique et président de la CAIC), une demi-journée de présentation des résultats provisoires de l’audit au président Rafael Correa en présence de trois ministres (Ricardo Patino, Fausto Ortiz - ministre des finances, Washington Pesantes - ministre de la justice), une journée bien remplie à l’assemblée constituante et enfin une ultime journée de réunion plénière de la commission pour déterminer la suite du travail à réaliser jusqu’en juillet 2008.
Sept ou huit membres équatoriens de la commission travaillent soit à plein temps, soit à mi-temps depuis des mois. Depuis décembre 2007, ils sont épaulés par une dizaine d’experts financiers et quelques employés administratifs. Plusieurs membres étrangers ont également fourni un travail impressionnant pendant plusieurs semaines, en Equateur ou dans leur pays respectif. Des milliers de pages de documents relatifs aux contrats d’endettement ont été soigneusement analysés de différents points de vue : juridique, économique, social, environnemental et politique. Des dizaines d’interviews ont été réalisées. Beaucoup d’efforts et de ténacité ont été nécessaires pour obtenir que certaines institutions de l’Etat ouvrent entièrement leurs archives en matière de dette. Une partie des résistances provient de la volonté de certains anciens responsables de l’endettement de faire obstacle aux travaux de la commission. En effet, à plusieurs endroits de l’appareil d’Etat, parmi les fonctionnaires de carrière, sont toujours présents des individus qui ont une responsabilité dans l’endettement illégitime des décennies antérieures. Ceux-ci n’ont pas envie que leurs turpitudes soient découvertes. Heureusement, des postes clés de l’administration sont occupés par des personnes qui veulent que toute la lumière soit faite. Et ce qui est déterminant, c’est la volonté du président de la République de voir aboutir les recherches de la commission. Grâce à la conjonction de cette détermination du président, de celle du ministre président de la commission et la perspicacité des membres de la commission, on arrive à des résultats particulièrement encourageants.
Séance de travail avec Rafael Correa
Mercredi 20 février, le président Rafael Correa a reçu longuement la CAIC au palais présidentiel à Quito. Cette rencontre a été extrêmement positive. Pourtant le contexte n’était pas très propice : depuis 15 jours, des pluies diluviennes s’abattaient sur la plupart des régions de l’Equateur. La veille de notre rencontre, la catastrophe naturelle a pris des proportions encore plus graves que précédemment. Et le 20 février à 6h du matin, Rafael Correa a réuni différents ministres et le chef de l’armée pour faire le point de la situation. Il a émis un décret ordonnant à l’armée de venir en aide à la population, notamment en lui donnant la possibilité d’intervenir dans les grandes plantations de bananes dont les propriétaires ont construit des murs qui empêchent l’évacuation des eaux. En conséquence de ce cas de force majeure, notre réunion avec Rafael Correa a débuté avec deux heures plus tard. Malgré cela, Rafael Correa a exprimé beaucoup d’intérêt à l’égard des travaux de la CAIC. La réunion s’est déroulée en deux parties et a duré près de 3 heures. Pour la deuxième partie, Rafael Correa a décidé de convoquer séance tenante le ministre de la justice et le conseiller juridique de la présidence. Rafael Correa a exprimé qu’ |
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Economie Nationale: |
date: 28-04-2008 à 13:44
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Ce dont on ne parle pas en Argentine.
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Agriculture ? Ce dont on ne parle pas en Argentine.
Par Mocase-Vía Campesina *
Página 12 . Buenos Aires, le 25 avril 2008.
En Argentine vivent 280.000 familles nombreuses issues de 22 peuples indigènes, et 220.000 familles paysannes, soit au moins 1.5 million de personnes. Elles ne produisent pas du soja ni ne sont dans l’agrobusiness, elles sèment des denrées et élèvent des animaux pour l’autoconsommation et ont une relation spéciale avec la terre : elles ne la considèrent pas comme un moyen de faire des affaires, mais se considèrent comme faisant partie d’elle, de leur culture, leur histoire et comme un bien commun des prochaines générations.
Ces deux acteurs centraux, peuples originaires et paysannerie, ont systématiquement été exclus du débat du mois dernier, où les quatre organismes les plus traditionnels et conservateurs de l’agriculture argentine ont mené une grève patronale inédite dans le pays.
La Société Rurale (MME), les Confédérations Rurales (CRA), la Confédération Intercoopérative Agricole (Coninagro) et la Fédération Agricole (FAA) se sont mobilisées et ont cessé d’approvisionner en biens alimentaires les grandes villes avec un principal objectif : l’augmentation de leur rentabilité, bénis par le prix international du soja. Les agriculteurs, qu’ils soient grands ou petits, n’ont à aucun moment couru le moindre danger de pertes économiques, mais en effet (après une mesure fiscale de l’État) ils ont été sur le point de gagner moins d’argent que prévu.
Pendant des semaines de manifestations et de joutes verbales sur des tons variés, les organismes traditionnels et le Gouvernement ont fait silence sur les sujets suivants :
Affaires : Sur le marché de l’agrobusiness mondial, l’Argentine est vu comme un élève modèle. En 1997, en Argentine on a récolté onze millions de tonnes de soja transgénique et on a utilisé six millions d’hectares. Dix ans plus tard, en 2007, la récolte a atteint 47 millions de tonnes, en comprenant 16.6 millions d’hectares. L’Argentine est le troisième exportateur mondial de grain de soja (après les Etats-Unis et le Brésil) et le premier d’huile. Les exportations de soja et de ses dérivés, en 2007, se sont élevées à 11 milliards de dollars. L’Argentine ne produit déjà plus de denrées alimentaires et dans le pays on ne mange pas du soja. La demande provient d’Europe et de Chine, où elle est utilisée pour l’alimentation animale.
Déplacements : Le modèle d’agrobusiness basé sur le soja transgénique a délogé, durant les dernières dix années, 300.000 familles de paysans et indigènes, qui ont eu comme destin les quartiers appauvris des grandes villes.
Déforestation : En seulement quatre ans, et à cause de l’avancée des cultures du soja, 1.108.669 des hectares de forêts premières ont disparu, 277.000 hectares par an, ce qui équivalent à 760 par jour, 32 hectares à l’heure.
Concentration : Le modèle agricole actuel, basé sur l’exportation et la production intensive, génère une plus grande concentration. Le dernier recensement agricole le confirme : dix pour cent des « exploitations agricoles » les plus grandes concentrent 78% des terres, tandis que 60% des propriétés les plus petites occupent à peine cinq pour cent de la surface cultivable du pays.
Chômage : Mille hectares de soja peuvent être travaillés par seulement quatre personnes. Une exploitation laitière avec cette surface requiert, au minimum, vingt personnes. Si cette portion de terre était entre les mains de familles paysannes indigènes, cela donnerait du travail à 350 personnes.
Santé : Les campagnes argentines ont été arrosés la dernière année de 165 millions de litres de glyphosate, un herbicide toxique dénoncé pour causer des malformations aux nouveaux nés, des avortements spontanés, des cancers et la mort. Les accusations se tournent vers le plus grand semencier du monde : Monsanto.
Entreprises : Les entreprises qui ont la plus grande rentabilité de la filière soja (exportatrices et fournisseurs de |
| Dette externe: |
date: 27-02-2007 à 20:48
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Panorama du secteur du soja en Argentine
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L’industrie du soja enregistre depuis une dizaine d’année une croissance sans relâche en Argentine. En amont, la superficie des terres cultivables dédiées au soja a explosé, la productivité également et en conséquence la production de soja est en croissance continue. En aval, la capacité de traitement et transformation du soja en farine et huile a également suivi cette tendance.
En 10 ans, la superficie de terres allouées au soja a été multipliée par plus de deux passant de 6,7 millions d’hectares en 1997 à plus de 15,4 millions en 2006. Sur la même période, la production a été multipliée par près de quatre fois, de 11 millions de tonnes à plus de 40 millions de tonnes en 2006. En parallèle, le rendement par hectare augmentait de 1,7 kg à 2,7 kg. L’année 2006 avait été une année de récolte record et l’année 2007 devrait faire encore mieux : 16,1 millions d’hectares de soja alloués au soja et entre 42,5 et 44,5 millions de tonnes de soja devraient être récoltés.
Aujourd’hui, fort de ces résultats, l’Argentine occupe la place de troisième producteur mondial de soja en grains ; le premier étant les Etats-Unis (84 millions de tonnes), suivis par le Brésil (53 millions).
Sur le marché des dérivés su soja, l’Argentine a également une croissance considérable : après la crise argentine de 2002 et la dévaluation du peso argentin par rapport au dollar (qui a permis de multiplier par trois la valeur des exportations en monnaie locale) l’industrie argentine du soja s’est tournée vers plus de valeur ajoutée et de nombreux investissements en lignes de transformation du soja ont été réalisés. Ce boom a permis d’augmenter considérablement la capacité de transformation nationale (la capacité totale de trituration a atteint 45 millions de tonnes en 2006) et de faire de l’Argentine le premier fournisseur mondial de farines et huiles de soja. Cette tendance devrait se poursuivre puisque les grands acteurs internationaux du secteur présents en Argentine, comme LDC, Bunge ou Cargill et les acteurs nationaux prévoient d’investir près de 200 millions de dollars dans l’augmentation de la capacité de traitement pour atteindre une capacité de trituration de 53 millions de tonnes.
Ainsi, plus de 90% de la production annuelle de soja est transformée puis exportée, ce qui fait du soja une des premières industries argentines à l’exportation (près d’un quart des exportations annuelles) et une industrie clé en terme de contributions fiscales. A l’export, le grain de soja est en recul (-16% entre 2005 et 2006) laissant la place à la farine et à l’huile de soja. En 2006, les exportations d’huile de soja ont progressé de 20%, passant à 6,1 millions de tonnes (les deux premiers marchés de l’huile de soja sont la Chine et l’Inde) et celles de farine de soja de 14% (les principaux marchés de la farine de soja argentine sont l’Espagne, la Hollande et L’Italie).
En dépit de ces records de production, l’Argentine doit importer du soja pour faire face à la demande de son industrie de transformation en dérivés (en 2006, 500.000 tonnes ont été importées, l’estimation pour 2007 avoisine les 2,5 millions de tonnes). L’Uruguay, le Paraguay et la Bolivie sont ses principaux fournisseurs.
Tirée par l’essor des biocombustibles, l’industrie du soja va continuer à croître au cours des prochaines années. Revers de la médaille, cette poussée du soja se fait au détriment d’autres secteurs clés : le soja empiète ainsi sur les terres traditionnellement allouées à l’industrie de la viande bovine, ce qui est source de déséquilibres au niveau de l’inflation.
Bertrand de Cabarrus - LatinaNwws |
| Divers: |
date: 31-08-2007 à 10:01
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Les gouvernements anglais et hollandais se désolidarisent du groupe Shell
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Les ambassadeurs en Argentine des deux pays ont affirmé que les affaires de Shell n´ont aucun lien avec leur pays respectif, et que l´entreprise n´engageait qu´elle même. Mettant ainsi l´accent sur le fait qu´il s´agit d´une entreprise privée, l´Angleterre et les Pays-Bas ne se mêleront pas du différent survenu entre la société Shell et le gouvernement de Nestor krichner.
Le gouvernement Argentin accuse la société d´être à l´origine de la crise énergétique que connais le pays actuellement.
Toutefois, il semble que la justice argentine ne soit pas prête +a se laisser manipuler par le pouvoir exécutif. En effet, selon le juge chargé de l´affaire, Sr Aguinsky, les peines encourrues ne sont pas de 4 ans de prison comme le demande le gouvernement, mais de 90 jours. De plus, M Aguinsky a affirmé que la justice ne laisserait pas le gouvernement s´imiscer dans un domaine où il est incompétent. Toutefois, cette réaction est à nuancer avec le récent scandale de la ministre Micceli arrêtée au Venezuela avec une valise contenant u$s 800.000 en liquide, et dont elle n´a pu fournir la provenance. Et plus étrange encore, aucun juge n´a encore été désigné pour son procès... |
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